A peine ai-je monté la tente que le gardien m'indique qu'il leur reste une place. Compte tenu de la grosse étape de demain, je démonte avec joie.
Raclette au top, avec plusieurs tours de rab. A notre table, deux habitués avaient préféré monter leur fondue moitié-moitié qu'ils n'ont pas pu finir : j'ai bien dormi !
Ce matin, je me rends compte assez vite que je pars dans le mauvais sens. Ce n'est pas le bon jour pour les "variantes".
Le premier col vaut le déplacement. On y accède par un long cheminement dans les barres rocheuses. C'est souvent aérien et de nombreux passages sont équipés de câbles ou de cordes qui doivent être bien utiles sous la pluie. L'ascension finale est bien raide jusqu'à 2600 m.
Au col, je rencontre un couple. Le garçon est de Plauzat, dont je vois l'église de ma terrasse.
La descente vers Pont de Nant est longue et caillouteuse. Je suis prudent et bien lent.
Arrivé au fond de la vallée, je recharge en eau et monte le deuxième col. La première partie n'est pas très raide et donne accès à un plateau qui n'en finit plus. L'accès final est très raide et j'y suis retardé par un troupeau protégé par des patous qui occupe le chemin. Le berger m'accompagne pour traverser le troupeau.
Arrivé au col, je vois le refuge que j'atteins juste à l'heure pour le repas.
J'ai marché 11h30 en m'arrêtant 15 minutes. Je ne ferai pas ça tous les jours !
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